Un peu d’histoire

Le bassin houiller du Nord Pas de Calais s’est formé au carbonifère, période durant laquelle se sont constitués 25% des réserves mondiales en houille.

Ce bassin minier fut le plus important de France.
Entre la première découverte de charbon à Fresnes-sur-Escaut en 1720 dans le département du Nord, puis en 1841 à Oignies dans le département du Pas-de-Calais, jusqu’ à l’arrêt de la production le 31 décembre 1990, près de 2,5 milliards de tonnes de houille auront été extraites. A savoir que ce tonnage extrait ne représente en fait qu’environ 10% des réserves de houille contenues dans le bassin.

Dès 1975, les Houilères du bassin du Nord Pas-de-Calais ont étudié la faisabilité d’extraire ce gaz de mine à partir d’installations de surface sur des zones où l’exploitation charbonnière avait cessé.
La mise en oeuvre de ces exploitations répondait à un double objectif :
    - Valoriser une source d’énergie locale intéressante,
   - Supprimer le risque de remontée inopinée de gaz à la surface par la mise en dépression d’anciens travaux.

C’est ainsi que dès 1978, une installation de captage a démarré près de Lourches dans le département (Désirée - La Naville), puis en 1979 à Divion dans le Pas-de-Calais.

A l’arrêt total de l’exploitation du charbon en 1990, les stations du 7bis de Lievin et du 5 de Lens (Avion) dans le Pas-de-Calais ont été mises en service. Ces stations ont d’abord été exploitées par le G.I.E. Méthamine.

Depuis le 1er mars 2007, l’activité de valorisation du gaz de mine est assurée uniquement par la société GAZONOR, filiale à 100% de La Française de l’Energie depuis 2016, dans le cadre administratif de deux concessions de mines d’hydrocarbures gazeux.

Le grisou et sa récupération

Le grisou résiduel se trouve principalement dans le charbon (90 à 95%)
  - soit sous forme libre (5 à 10%) dans les fissures et les pores du charbon,
  - soit sous forme adsorbée sur les surfaces internes (à raison de 100m2 par gramme de charbon..)

La récupération du gaz se fait en "aspirant" par un puits ou un sondage dans les anciennes galeries ou exploitations. Cette mise en dépression des cavités laissées par l’exploitation du charbon entraîne la désorption du gaz, des veines vers les galeries.